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Les Égyptiens, les Hébreux et l'Éthiopie
Clément d’Alexandrie dans les « Stromates, V », écrit : « En ce qui touche les choses mystérieuses, les symboles des Égyptiens sont semblables â ceux des Hébreux.» Rappelons que la symbolique, en Égypte repose sur le fait que le nom d’un symbole renferme l’idée.
Dans l'ouvrage de Champollion-Figeac sur l'Égypte ancienne, il est écrit : « Il est généralement reconnu aujourd'hui que la religion et le système d’écriture des Égyptiens furent empruntés à l’Éthiopie, donc que la langue éthiopienne renfermait la raison des symboles ».
Les Égyptiens acceptèrent les symboles des Éthiopiens et les significations qui leur avaient été imposées à l’origine de 1’écriture.
D'autre part, on ne peut nier les relations intimes qui existent entre les langues éthiopiennes et hébraïques - plus de 500 racines communes. Ainsi l’hébreu et l’éthiopien semblent bien découler d'une source commune qui, tout comme le hiéroglyphe, s'origine dans le principe et la symbolique du mot.
Ainsi la Bible et les monuments de l’Égypte pourraient-ils se prêter un mutuel secours pour leur interprétation par l’examen attentif et la comparaison des hiéroglyphes avec les livres, les té'amîm, la langue du prophète hébreu : « Ainsi Moïse fut-il instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en oeuvres. » (Act. des Ap. VII, 22).
Nous le savons, Moïse grandit à la cour de Pharaon, il fut l’auditeur de la musique cultuelle du Temple, des ensembles instrumentaux attachés aux Temples, auprès de Pharaon lui-même. David était loin d’être le premier lorsqu’il institua en l’an 1000, le corps des Lévites, chantres et instrumentistes.,
Dotée de tels antécédents, la musique de la Bible s'est insérée dans le cadre composite de l’histoire
Dans chacun de ses mots, l’hébreu nous offre une image symbolique, écrit Fabre d’Olivet. Bien auparavant Hérodote (L. II, 36) rappelle que l’hébreu suit la méthode des Anciens Égyptiens avec Clément d'Alexandrie (Stromates L. V).
Dans Stromates I, Ch. XXIII (153,20) sur Moïse : « Quand il fut devenu assez grand, les maîtres les plus distingués d’Égypte, lui apprirent l’arithmétique, la géométrie, la rythmique, l’'harmonie, plus la métrique et la musique et encore la philosophie symbolique qu’ils expriment dans les hiéroglyphes. »
Philon d'Alexandrie (Epist. Ad Affric.), assure que « Moïse possédait sans doute un grand nombre d’hiéroglyphe qu'il expliquait dans ses écrits ... Il se servait de la langue égyptienne dans toute sa pureté ».
A l'origine des caractères tracés, on rencontre l'image du geste et le symbole de l'inflexion vocale. Geste et inflexion vocale naissent de l’explosion spontanée de la volonté des caractères, et sont inséparables des idées fondamentales.
Ces caractères ne reçurent ces figures symboliques de la part de leurs premiers inventeurs que parce qu'ils en renfermaient déjà l'idée. Tout signe manifesté au dehors est d'abord un nom dans le principe, puis une révélation.
Ainsi, des caractères primordiaux, des té’amîm primordiaux, permettent de constituer les racines musicales de la langue et la composition des mots dérivés.
La signification réside donc, en germe dans les signes primordiaux, assurant la transformation de ces mêmes racines en noms.
Moïse et l'Écriture
• L'acte d'écrire
Deutéronome : Ch. 31, 24-25
« Or lorsque Moïse eut achevé de transcrire les paroles de cette loi sur un livre, jusqu'au bout, il ordonna aux Lévites, porteurs de l'Arche d'Alliance du Seigneur, ce qui suit (26) « Prenez ce livre de la Loi et déposez-le â côté de l'Arche d'Alliance de l'Éternel votre Dieu ; il y restera comme un témoin contre toi. »
achevé... de transcrire : 
Deutéronome Ch. 6, 9
« Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. »
Tu les inscriras : 
Deutéronome Ch. 31, 19
« Et maintenant écrivez pour vous ce cantique, qu'on l'enseigne aux enfants d'Israël et qu'on le mette dans leur bouche, afin que ce Cantique me serve de témoignage à l'encontre des enfants d'Israël. »
« Écrivez pour vous ce Cantique : 
« qu'on l'enseigne, 
« qu'on le mette dans leur bouche : 
Exode Ch.34,27 :
« L'Éternel dit â Moïse : Consigne -par écrit ces paroles car c'est à ces conditions mêmes que j'ai conclu une alliance avec toi et avec Israël ».
Consigne par écrit ces paroles : 
Josué Ch. 23,6 :
« Mais attachez-vous résolument â observer et â pratiquer tout ce qui est écrit dans le livre de la doctrine de Moïse, sans vous en écarter â droite ou â gauche. »
« Tout ce qui est écrit dans le livre... » : 
Josué Ch.24, 26
« Puis Josué consigna ces choses dans le livre de la Loi divine ; il prit aussi une grande pierre qu'il dressa en ce lieu, sous le chêne qui était dans le lieu consacré à l'Éternel.
« Puis Josué consigna ces choses » : 
Moïse et l’Égypte
Moïse dont la mère adoptive fut Hatchpaout, de Yokebed sa Mère, et Amram, son père, Moïse est de la famille de Lévi : Exode 2, 1 : «Un homme de la maison de Lévi s’en alla prendre pour femme une fille de Lévi. » ; Nombres 26, 58 : «Voici les clans Lévites : le clan Libnite, le clan Hébronite, le clan Mahlite, le clan Mushite, le clan Coréite. Qehat engendra Amram.
Exode 6, 20 «Amram épousa Yokebed, sa tante, qui lui donna Aaron et Moïse. Amram vécut 137 ans.»
Moïse est descendant direct de Joseph, qui nous l’avons vu, épouse une égyptienne : Genèse 46, 20 «Joseph eut pour enfants en Egypte Manassé et Ephraïm, nés d’Asnat, fille de Poti-Phéra, prêtre d’On.», le beau-père de Moïse fut Jéthro grand prêtre éthiopien.
Légendes
Tout comme Moïse, Sargon l’Ancien est le premier roi sémite de Babylone (-2000).
«Sargon, un roi puissant, roi d’Agade, c’est moi. Ma mère... me mit dans une corbeille de roseaux... Elle me jeta dans la rivière. Ahki, l’irrigateur, comme son propre fils, m éleva...»
De l’Égypte ancienne à la Bible : Histoire
En raison de la famine, au pays de Canaan, Abraham, semble-t-il fut le premier qui soit parti vers la terre de Kemi (?) Canaan : Genèse 12, 5 «Abraham prit sa femme Saraï, son neveu Lot, tout l’avoir qu’ils avaient amassé et le personnel qu’ils avaient acquis à Harân ; ils se mirent en route pour le pays de Canaan et ils y arrivèrent.»
Genèse 12, 10 «Il y eut une famine dans le pays et Abraham descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.
A son tour, Ismaël, qui naîtra de l’union d’Abraham avec sa servante égyptienne Agar, épousera une Égyptienne (Gen. 21, 21).
Sous Amenhotep IV, les Sémites, les réfugies en général, furent accueillis en Égypte, sans oublier les échanges commerciaux fréquents avec les tribus du pays de Canaan.
Genèse 39, 1 «Joseph avait donc été emmené en Égypte. Potiphar, eunuque de Pharaon et commandant des gardes, un Égyptien, l’acheta aux Ismaélites qui l’avaient emmené la bas.¬«
Durant son séjour forcé en Égypte, Joseph sut en tirer parti, par sa sagesse et sa science ; pour consacrer sa puissance, Pharaon lui confia son propre anneau :
Genèse 41, 41 «Pharaon dit a Joseph : "Vois : je t’établis sur tout le pays d’Égypte"
Genèse 41, 42 «et Pharaon ôta son anneau de sa main et le mit à la main de Joseph, il le revêtit d’habits de lin fin et lui passa au cou le collier d’or.»
Genèse 41, 45 «Et Pharaon imposa à Joseph le nom de Cophnat-Panéah et il lui donna pour femme Asnat, fille de Poti-Phéra, prêtre d’On (Héliopolis). Et Joseph partit pour le pays d’Égypte.»
Les Hébreux de l’exode, arrivés en Égypte sous la XIIIème Dynastie, semble-t-il, se trouvaient aux environs de Tanis, dans le delta du Nil, sous Ramsès II.
Genèse 46, 3 A Israël. Dieu reprit : "Je suis El, le Dieu de ton père. N’aie pas peur de descendre en Égypte, car là-bas je ferai de toi une grande nation.»
Genèse 47, 5 «Jacob et ses fils vinrent en Égypte auprès de Joseph. Alors Pharaon, roi d’Égypte, l’apprit et il dit à Joseph : "Ton père et tes frères sont arrivés près de toi. Le pays d’Égypte est à ta disposition : établis ton père et tes frères dans la meilleure région.»
Genèse 47, 11 «Joseph établit son père et ses frères et il leur donna une propriété au pays d’Égypte, dans la meilleure région, la terre de Ramsès, comme l’avait ordonné Pharaon.»
Genèse 47, 27 «Ainsi Israël s’établit au pays d’Égypte dans la terre de Goshèn. Ils y acquirent des propriétés, furent féconds et devinrent très nombreux.»
Quand Jacob meurt, il est embaumé et pleuré par le peuple d’Égypte (Gen.50, 2-)
3) Les funérailles sont grandioses, on croit à un deuil égyptien (Gen.50,11). Il fut inhumé à Abel Mitsraîm, l’affliction des Égyptiens (Gen. 50,11).
Exode 1,8 «Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte, qui n’avait pas connu Joseph.»
Exode 1, 11 «On imposa donc à Israël des chefs de corvée pour lui rendre la vie dure par les travaux qu’ils exigeraient. C’est ainsi qu’il bâtit pour Pharaon les villes-entrepôts de Pitom et de Ramsès.»
Exode 5, 14 «On frappa les scribes des Israélites, ceux que les surveillants de Pharaon leur avaient imposés en disant "Pourquoi n’avez-vous pas terminé la quantité de briques prescrite, aujourd’hui comme hier et avant-hier?"
Exode 5, 15 «Les scribes des Israélites vinrent se plaindre auprès de Pharaon en disant "Pourquoi traiter ainsi tes serviteurs?
Exode 5, 19 «Les scribes des Israélites se virent dans un mauvais cas quand on leur dit : "vous ne diminuerez rien de votre production quotidienne de briques."
A Meggido, des rois d’Israël, Josias fut le seul qui combattit les égyptiens.
De son côte, Osée, dernier roi d’Israël, afin d’échapper à l’emprise assyrienne, demande à l’Égypte de lui porter secours (II Rois 17,4). Quand se vit contraindre par Salmanasar de payer un tribut, il demanda du secours au roi d’Égypte SO.
De même Ezéchias fut soutenu par Tartan (Shahaka) roi d’Égypte (en -711) contre Sargon (Is. 20,1-5). Dix ans plus tard (en -701) c’est le pharaon Torhaca (Taharka) qui lui porta secours contre Sennachérib (II Rois 19,9 ; Is. 37, 9).
L’Éternel conseille aussi de n’avoir aucune haine contre les Égyptiens (Deut. 23,8), sous une apparente contradiction, Élohim, cependant les frappera (Ex. 3,20 ; 7, 4).
Nous savons qu’à l’époque du prophète Jérémie, de très nombreux juifs vivaient dans le delta du Nil. Les plus importantes colonies étaient à Memphis, Migdol, et On (Héliopolis).
Le Talmud (Soucca Ch. V,l) signale l’existence à Alexandrie d’Égypte d’une Synagogue unique en richesse et en beauté mais qui fut détruite par l’empereur Trajan.
A cette époque, vivait en Égypte plus d’un tiers des Juifs exilés.
La Langue
Les deux langues, hébraïque et égyptienne, appartiennent au groupe chamito-sémitique. En Égyptien hiéroglyphique ou cursif (hiératique ou démotique), tout comme en hébreux, les voyelles ne sont pas écrites. On trouve seulement le squelette consonantique. Les points voyelles, les té’amîm musicaux, furent ajoutés au VIIIème siècle de notre ère par les Massorètes de l’École de Tibériade.
- On rencontre des similitudes d’expressions entre l’égyptien et l’hébreu :
«belle de figure» (Gen. 24,16 ; 26,7)
«tomber sur sa face» (Gen. 7,3 ; 7)
«tomber sur le visage»
- des similitudes de tournure de phrases :
* Isaïe 30, 8 : que telle chose «dure éternellement et à jamais» ; la traduction correcte, dans le sens du renforcement de sens, tournure spécifique de la langue sémitique serait : «éternellement dans l’éternité».
- On trouve dans la Bible, nombre de noms d’origine égyptienne :
* Phinéas, fils d’Eléhazar est proche de Pa-ne-hesy, «le loué», Ex.6, 25 ;
Nomb. 25, 7 ; Juges 20, 28.
* Ahitophel, est proche de akhet-hetep : «le repos de l’horizon»
(1 Chr. 27, 33-34)
* Patros de Pa-ta-res : «Celui du Sud» (Jérémie 44,1)
* le sceau c’est le khetem en Égypte, le khatam dans la Bible
- On constate une identité de fond entre le psaume 104 et l’Hymne au Soleil de Ak-en-Aton.
- Enfin, l’Échelle de Jacob (Gen. 28, 12-13), rappelle le Livre des Morts, Ch. 1530, où le défunt, ayant «triomphé des embûches de l’au-delà, monte au ciel à l’aide d’une échelle au sommet, appelé Osiris : Il est celui qui est en haut de l’échelle».
- Dans le contexte liturgique on peut constater des formules de serment très proches :

Le Temple
On rappelle Per - Neter, Maison de Dieu, en Égypte, on le nomme «Résidence de l’Éternel», à Jérusalem (II Chr. 6, 2 ; Jos. 22, 19 ; I Rois 8, 13.)
Il existe trois sorte de temples en Égypte ; mais c’est le temple solaire, à ciel ouvert, de l’Ancien Empire, qui correspond à celui de Jérusalem, comme Héliopolis et Tell Amarna (Akhenaton).
Salomon voulut édifier «la Maison de l’Éternel» (I Rois 6, 1-38). Apres sept année de construction, il fut achevé en -1004. On y transporta l’Arche d’Alliance (I Rois 8, 2 ; 8, 65).
La porte orientale représente les points précis du lever du soleil aux solstices d’été et d’hiver. L’arche d’Alliance était toujours parallèle à l’ouest (Talmud, traité Erouvim Ch.5, 1). La disposition est très proche des Temples égyptiens classiques :
Salomon
Pylône et grand parvis
Parvis des prêtres
Sanctuaire
a) Neqal
b) Débit |
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Karnak
Pylône et première cour
Salle Hypostyle
Sanctuaire
a) Salle de la Barque sacrée
b) Saint des Saints avec la statue divine |
L’un et l’autre sanctuaire sont dans l’obscurité totale; et la Bible précise «L’Éternel vient habiter dans l’obscurité» (I Rois 8, 12).
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